Archives de catégorie : Saison 2017 / 2018

Courses du WE du 14-15 juillet

Pendant les championnats de France de trail à Montgenèvre, d’autres en ont profité pour aller courir ailleurs, mais toujours en montagne, avec des épreuves de plus de 7h ! Fabrice Mandreux, dans les Pyrénées, mais aussi Pascal Langlais et Christophe Poncelet en Isère en ont profité pour admirer du paysage. Bref, du dénivelé au programme.

Fabrice s’élançait donc sur le GTVO, comprendre le Grand Trail de la Vallée d’Ossau, pour une course de 74 km et 5000m de D+ :

« 4h30. Il pleut encore, comme toute la nuit d’ailleurs, passée sous une tente qui a heureusement tenu le coup. Les participants finissent d’arriver pour le contrôle des sacs. 4h50. Feu d’artifice (devait être heureux les habitants, ben en fait oui), musique et à 5h, stop à la pluie et top départ. Allez on commence par prendre 1063m de D+ sur 6km. Dans le noir, la forêt, chemins caillouteux et avec les trombes d’eau de la nuit, on se dit, heureusement que c’est une des plus grosses difficultés (sauf que c’est pas vrai). 6h20. Remise à niveau des bidons car derrière il y a encore 760m de D+, autant de D-, le tout sur 10km. Nous sommes sur les alpages où se mélangent à nouveau chemins caillouteux, sentiers à vaches (avec ses nombreux passages de boue et de bouses, et y a pas le choix…) et droit dans le vert où.. Il n’y a pas de traces.

Le risque d’entorse est très souvent présent (on comprend mieux pourquoi la bande de strap fait partie du matériel obligatoire ). Cette avant dernière phrase résume très bien le trail en fait. Ils avaient prévenu la veille au briefing : « vous verrez, c’est un trail difficile, terroir ». Et ben y zavaient raison en plus. Pauvre petit coureur d’île de France… Les  descentes commencent à bien attaquer les cuissots et ce, jusqu’à Louvie-Juzon où j’arriverai vers 11h. Le relais. Je m’accorde une pause de 20min, le soleil a déjà fait son effet. J’apprendrai plus tard l’abandon de 66 coureurs à ce niveau là. La plus grosse difficulté annoncée est a venir : la montagne du Rey. Un grand panneau annonce la couleur au debut de la montée :  » Ici, tu seras jugé ! « . Nous prenons 960m de D+ en 3km, en plein soleil avec des difficultés qui repoussent le plaisir. Bref un km vertical à mi-parcours, sympa… La descente qui suit est dans la même lignée. Plusieurs chutes, (4 ou 5 pour moi) et surtout, impossible de marcher, trop pentu. Alors de temps en temps, on s’arrête.. Beaucoup d’autres abandonneront après ce passage. Le ravito suivant verra plusieurs coureurs faire carrément une sieste. C’est qu’il reste encore 30 bornes… Et là bizarrement, le mental commence à prendre le relais. Tu te dis tant que mes jambes me porteront, j’avancerai. Et un pas après l’autre, elles te portent , magique. Les paysages se succèdent, magnifiques, la faune, la flore, les vaches, les chevaux de trait, les chèvres et leur berger canin, les rapaces… Ça aide. Dernière montée au col de l’Aubisque, à nouveau de la pierre, dur mais on sait que c’est la dernière. Le dernier ravito nous accueille avec ceci : « l’abandon n’est plus une option, tu seras finisher ! « . On se remet un peu en état car l’on appréhende la fin :  une dernière descente de 12km jusqu’à Laruns. Elle est en bonne partie roulante mais fait son office destructeur au niveau des quadri. C’est devenu du bois… Allez, fini de se plaindre, l’arrivée est là, je vois ma femme (mille mercis à elle) et 4 de mes filles (petite pensée pour Joyce) avec qui je passe la ligne. Ca y est, c’est fait… Une orga très bien gérée, des bénévoles vraiment au top et balisage comme je n’avais jamais vu (une balise maxi tous les 30m, mais j’ai pas compté). 421 partants, 255 arrivants (quasi 40 % d’abandon). 15h08 d’efforts me classe 123eme et 42eme M1. C’est pas facile la montagne.. 

Sur le trail des passerelles, en Isère, Pascal et Christophe s’élançaient chacun sur une course différente, le 40km et 2000m de D+ pour le premier et le 67km et 3500m de D+ pour le second.

  • Pascal termine 796ème/1052 arrivants en 7h36min46s.
  • Christophe lui termine 586ème/644 arrivants en 12h13min05s.

Bravo à eux 3 !

 

Championnat de France de trail court (Montgenèvre)

En ce WE de fête nationale se tenait à Montgenèvre le championnat de France de trail court, pour lequel 4 membres du PNRT étaient qualifiés.

Un parcours montagneux avec des cols à 2700m d’altitude, un vent glacial, de la pluie et même de la neige au sol parfois qui ont pu agrémenter le parcours modifié (à cause de conditions météo) de 25km et 1500m de D+.

L’occasion également de retrouver Lionel, ancien membre du club parti vivre dans le sud désormais.

 

Au classement :

  • Hervé Chauris termine 250ème/484 en 3h04min10s
  • John O’Daly termine 253ème/484 en 3h04min44s
  • Laurent Mouchain temine 312ème/484 en 3h18min56s
  • Stéphane Martin termine 330ème/484 en 3h23min15s

Bravo à eux 4 !

Trail de la Rosière

Dimanche 15 juillet, premier trail sous les couleurs du PNRT pour Julien Colombe, avec le trail de la Rosière en Savoie, pour un parcours de 22km pour 1450m de D+.

"Je retrouve quelques copains montagnard qui a ma grande surprise font le parcours egalement.

Rigolade on passe le contrôle des sacs et matos obligatoire. Briefing de début de course: « pas mal de neige au dessus de 2100m, une partie de la montée de l’Ouillon est en neige » (hummm ok c’est quand même la plus grosse côte avec ces pentes à plus de 30% sur 800m de d+).

Le départ est donné, je me fraye un chemin, ça bouchonne un peu, je rattrape un peu de retard sur la montée du roc noir, pour me caler dans les 70 premiers.

Ensuite le parcours s’enchaîne, le Mont Blanc se cache un peu, mais pas grave vue sur 360° depuis le fort.

Les névés se passent pas trop mal, beaucoup moins glissants que prévu. Je double quelques personnes sur les sorties de côtes, arrive au point culminant au passage de l’ouïe blanche, ca y est la descente commence 1300m D- avec quelques petites côtes encore.



Je mets en application les conseils du club 😉 je lache tout en descente. Résultats je double encore 3 personnes sur la longue descente de 4km et 1000m D-.
Passage au dernier ravito, « saucisson!!! » (obligé d’y goûter 😉 )



J’entame la dernière côte qui attaque par 100m à plus de 30% la suite 300m D+ se fait sur des côtes à 20% ~ 30%.

L’arrivée pointe le bout de son nez.. hop fini. 3h20 temps officiel, un peu moins sur ma montre 68/208 au général.

Merci les Coatchs PNRT j’améliore mon temps par rapport à 2016 🙂

Motivé à bloque pour la suite de la saison."

Belle course et une belle motivation pour la suite. Bravo !

Marathon du Mont Blanc

En ce dernier WE de juin et premier WE de juillet se déroulait à Chamonix le traditionnel marathon du Mont Blanc, accompagné de ses différentes variantes, allant de 10 à 90 km, en passant par le KV.

3 athlètes du PNRT se sont lancés sur 3 défis différents : Olivia Dufresnoy sur le KV, Anthony Jean sur le cross et Xavier Ibanez sur le marathon.

Points communs à toutes ces courses, le dénivelé, les singles techniques et les paysages magnifiques. Seule la distance change.

Sur le Kilomètre Vertical (KV), Olivia a pu tester sa volonté sur un parcours de 3 km mais 1000m de D+ !!!

Sous le télécabine qui mène à Planpraz, un single en serpentin l’emmène du centre-ville de Chamonix où les concurrents prennent le départ les uns après les autres à la manière d’un contre-la-montre pour « atterrir » à 2000m d’altitude pour une arrivée haute en couleur. Aucune zone de plat sur le parcours et une fin à la via ferrata avec échelles, marches, mains courantes…

Olivia termine son périple 435ème sur 540 concurrents en 1h13min51s.

Sur le cross, Anthony affronte un parcours technique mais rapide. Pour le début tout du moins, la fin se révélant plus compliquée avec des portions caillouteuses, enneigées même. Sur 23 km et 1600m de D+ pour seulement 600m de D-, le circuit part de Chamonix pour une arrivée identique à celle d’Olivia, à 2000m. 

Les 13 premiers kilomètres abordables permettent de chauffer les corps et les esprits, avec de la retenue toutefois afin de garder du jus pour le final. Un 12ème kilo bouclé en moins de 5min pour un single en descente. De quoi se faire plaisir. Il en manquera cependant du jus,  dans les montées de la Flégère puis celle de Planpraz, avec des kilos affichés à presque 16min, où il n’est plus question de décoller les 2 pieds en même temps, mais plutôt de ne pas stopper la marche sous peine de ne plus repartir.

Anthony termine 313ème sur 1752 finishers (1873 partants !) en 3h49min56s.

Sur le marathon, la tâche a été plus compliquée pour Xavier, avec un 42 km pour 2700m de D+ et 1600m de D-.

Xavier raconte :

"Le marathon du Mont Blanc. Une course devenue légendaire. Un plateau d'élites exceptionnel réunissant les meilleurs traileurs du monde. Un site somptueux. Une organisation sans failles. Une ambiance incroyable qui vous donne la chair de poule. Et moi au beau milieu de ces presque 2400 coureurs. Je vis un rêve. Je me réveille soudain au son de Hell's Bells quand le départ est donné. 18 km d'une succession de montées et de relances sous une chaleur déjà présente depuis 7h du matin. Puis l'ascension du col des Posettes qui se présente tel un mur. Presque 1km vertical pour moins de 6km d'ascension ou beaucoup y laisseront une énergie considérable. Après le passage à l'Aiguillette des Posettes s'ensuit une descente redoutable pour les muscles. Arrivé tout en bas et au prix d'un long effort, des crampes m'arrêtent sur place à 1km du ravitaillement du Tour. Avec difficulté je parviens à repartir non sans y avoir égrener de précieuses minutes. Il est 12h25 et la barrière horaire est à 12h30. Des spectateurs annoncent un rallongement des barrières de 15mn. Sauvé. J'arrête mon effort pour porter secours à une concurrente tombée sur le bas côté dans les orties. D'autres personnes la prenne en charge et je repars. 12h35. Je suis passé. Je vais pouvoir continuer. Mais ce coup de poignard dans mes ischios a laissé des traces et le mental n'y est plus. J'analyse le parcours restant et malgré les 30km déjà parcourus je prend la décision d'arrêter là. Le soleil est redoutable, et le parcours tout autant. Après un rapide calcul je réalise que je n'atteindrai jamais la prochaine barrière à temps. J'abandonne à contre cœur. Triste de ne pouvoir montrer cette médaille à ma maman qui lutte contre la maladie et pour laquelle je voulais donner ce souffle qui lui fait tant défaut. Mais c'est la loi de ces courses élitistes. Il faut être fort du début à la fin. 450 coureurs subiront le même sort et garderons cette envie de boucler ce défi une prochaine fois. Après analyse à froid je ne me suis pas assez hydraté. Cela explique bien des choses. Concentré dans l'effort et l'exigence du terrain on en oublie parfois l'essentiel. C'était malgré tout une formidable expérience, faite de rencontres, d'échanges et d'un esprit sportif partagé qui nous pousse à nous transcender. Malgré l'échec je suis plus motivé que jamais. Je reviendrai c'est certain."

Date est prise pour les prochaines éditions, avec Xavier qui retournera affronter le marathon et Anthony et Olivia qui échangeront leur challenge.

Course verte du Montois (Donnemarie-Dontilly)

Dimanche 1er juillet, Carole et Pascal Benard participaient à la 5ème édition de la course verte du Montois, près de Donnemarie-Dontilly. Une course de 17km racontée par Pascal :

"9h30, il fait déjà très chaud sur la ligne de départ de la course verte du Montois.
137 concurrents sont sous les ordres de l'organisateur d'une épreuve annoncée ombragée et difficile.

Après une longue montée de 1 km dès le départ, de la plaine sur 1 km, une belle descente, et à nouveau du plat dans la vallée, nous attaquons les choses sérieuses avec une succession de singles, montées, descentes, ruisseaux, boue, cailloux, le tout très technique et très varié.

Beaucoup de plaisir durant cette course malgré tout à classer dans les "plutôt" techniques.

Juste un point regrettable, nombreux ont été les coureurs à shunter une partie du parcours (volontairement ou non) chamboulant vraiment le classement de l'épreuve.

Peu importe, le plaisir était là pour tout le monde."

Au final, Carole se classe 116ème et 8ème V1F en 2h06’13 » et Pascal se classe 30ème et 5ème V2M en 1h32’10 ».

Bravo à tous les 2.