Championnats de France d’Ekiden 2026

John nous raconte de l’intérieur ce week-end.

Avant de commencer le résumé de ce week-end, je tiens à remercier William, Brigitte, Robin, Briséis, David et Angélique, seule rescapée de l’équipe mixte originale qui avait réussi à qualifier la section Pays de Nemours Running Trail de l’USNSP aux championnats de France d’Ékiden !

C’est avec une équipe de remplaçants, peu habituée à participer à ce genre d’événement hors du commun, que nous avons porté les couleurs du P.N.R.T. à Châtelaillon-Plage, à côté de La Rochelle ! Nous avons participé et côtoyé l’élite, et nous avons compris où nous mettions les pieds dès la remise des dossards, avec un accès et un accueil réservés aux athlètes « de l’équipe de France »… La personne à l’accueil s’est un peu embrouillée quand on lui a dit que non, nous n’étions pas là pour l’Open, mais pour les championnats de France 😊 !

Comme nous avions très peu de temps sur place, nous avons « visité » La Rochelle en effectuant notre footing post-trajet sur la digue qui relie le port de plaisance au vieux port.

Pour ma part, j’ai remplacé Hervé, qui s’était blessé il y a quelques semaines aux France de Trail au mont Ventoux. J’enchaîne les blessures depuis quelques saisons, mais depuis quelques mois, tout semble revenir. Je n’avais pas porté de dossard depuis un an, et me voilà propulsé 4ᵉ relayeur au championnat de France d’Ékiden. Une course en relais est différente d’une course classique, et, connaissant mes coéquipier⋅ère⋅s, je savais que malgré la douleur et la fatigue, ils allaient tout donner pour l’équipe… Je ne devais pas les décevoir.

Le premier relais est probablement la place la plus stressante : Myriam, dans le sas élite, prête à prendre le départ après avoir écouté la Marseillaise, mêlée aux filles qui se positionnent à la meilleure place pour partir à leur allure optimale, et devant un peloton de 500 coureurs (France + Open + Half-Ékiden) ! 

Tout est donc parti très, très, très vite et nous avons su rester chauds, concentrés, et avons enchaîné les relais et les colliers à fleurs (pour compter les boucles) comme les meilleurs 🌼🌼🌺 !!

Myriam (5 km), Philippe (10 km), Bruno (5 km), moi-même (10 km), Marlène (5 km) et notre capitaine Angélique (7 km 195) avons bouclé le marathon en 3h24.

Un mot sur le parcours : c’était leur 3ᵉ édition, des bénévoles souriants, une belle organisation, une boucle de 5 km avec un aller en ville et un retour en bord de mer. Un peu de vent et une mini-portion dans le sable… pour au final une boucle très sympa avec beaucoup de spectateurs le long de la plage.

Certains de l’équipe sont sur les bases de leur record perso, d’autres l’ont battu. Pour ma part, je suis sur mon meilleur chrono de ces dernières années et ça fait du bien de retrouver quelques sensations !!

Même si la marche était très haute, nous n’avons rien lâché et avons donné notre souffle comme nous en avons l’habitude  !

Au scratch des France, nous terminons 125ᵉ sur 128… et en combinant le scratch des France + Open, nous sommes 220ᵉ sur 445.

La team :

  • Myriam VAZ – 26:11
  • Philippe BAILLIF – 48:22
  • Bruno DETILLEUX – 28:10
  • John O’DALY – 46:40
  • Marlène MATHIEU – 22:27
  • Angélique PRZYBOS – 32:39

Crève-Cœur 2026

Autour de Nemours, 6 athlètes du Pays de Nemours Running Trail participaient à Crève-Coeur en forêt de Poligny. Encore de très belles places. Dada revient bien après une longue absence (et le 10 km de Crève-Cœur n’est pas la course la plus simple). David accompagnait un athlète et a fait la course en mode footing. Sur le 25 km, Thomas n’arrête plus d’affoler les compteurs, toujours très bien placé au scratch. Thierry a pris un abonnement pour la première place en M4 (il nous donnera un jour son secret). Maxime retrouve de bonne sensations et Laurent F n’est pas loin derrière. Fabrice a réussi à s’imposer dans la catégorie M6 ! Bon, Laurent M n’était pas présent… mais Fabrice a su saisir cette occasion rare. Enfin, Vincent représente la force tranquille du Pays de Nemours Running Trail.

Bravo à tous et bonne récup !

Résultats (10 km, 264 classés)

  • Ouassini Belaidi, 92ème en 1:14:45 (13ème M3M)
  • David Cheron, 125ème en 1:20:05 (9ème M1M)

Résulats (25 km, 245 classés)

  • Thomas Fillastre, 5ème en 2:01:30 (3ème SEM)
  • Thierry Ségerie, 20ème en 2:12:41 (1er M4M)
  • Maxime Fillastre, 52ème en 2:28:08 (18ème SEM)
  • Laurent Fillastre, 70ème en 2:35:29 (9ème M4M)
  • Fabrice Giudicelli, 103ème en 2:46:10 (1er M6M)
  • Vincent Billard, 191ème en 3:17:59 (23ème M4M)

Lettre d’Aomori Japon
ou l''incroyable récit d'un marathon au pays du soleil levant

Mardi 15 avril, nous nous envolons, moi et ma femme Christine pour le Japon.

Sitôt descendus de l’avion et passés les formalités de la douane, nous montons dans le shinkansen et faisons une étape à Kakunodate. C’est la découverte des Sakuras en fleurs et du quartier des demeures de Samouraïs. Et là je me rends compte que dans deux jours, je vais m’aligner pour mon 13ème marathon. Le stress monte légèrement mais un doute s’installe dans ma tête. Achille prendra-t-il le dessus ? 

De toute façon il m’est impossible de reculer. Le projet est né il y a deux ans après le marathon de Kyoto.

Un autre marathon, une autre région à découvrir. Alors c’est parti pour les 42 km du Sakura Marathon dAomori dans le nord du Honshu.

19 Avril, 9h00 Parc Nogiwa 

 Me voilà parti parmi 2000 coureurs sous les cerisiers en fleurs avec les encouragements de Christine.

Je cours à un rythme pas très élevé 6:15 et une foulée rigide. Les vingt premiers km sont un aller-retour sur une route digue de part et d’autre les rizières, la mer toute proche, au loin les montagnes enneigées. 

Le vent frais soutenu passe à travers les barrières anti-congères. Il ne m’aide pas. L’air est pur. Le soleil tape fort.

2 heures 20 plus tard, Christine est là au mi-marathon pour un ravitaillement. Arrêt court, je repars avec la casquette sur la tête et une éponge à la main. Rapidement je ressens que la fatigue s’installe, le rythme descend mais j’ai les Kamis qui m’aident, les messages de ma famille, du PNRT. Au km 28, je passe le grand pont d’Aomori. Je continue à courir de plus en plus lentement et là je j’arrête. Il me reste 15 km qui sont un aller-retour. Que c’est difficile de voir tous ces coureurs qui terminent la distance. Je marche. Au km 35 je bascule sur le dernier tronçon. La barrière horaire se rapproche. Au 38ème km il y un parc de cerisiers en fleurs. Je décide de prendre quelques photos au 38ème km. C’est Hanami. Je me dois de terminer sinon les Kamis seront furieux.

J’essaie de repartir, de trottiner, de courir. Pas facile. Et au 41 km me voilà reparti en petites foulées. Un dernier ravitaillement? Non se sera une vidéo.

Je me dépêche. Je sens la barrière derrière moi qui me presse.

Please stop.

C’est fini la balise m’est retirée du dossard juste avant le dernier virage. Il me reste 150 mètres pour finir. Christine m’attend. Je passe la ligne. J’ai réussi à boucler ce 13ème marathon en 5 heures 33 minutes. Hors temps mais finisher.

Ils nous restent 2 km à pied pour rentrer ensemble à l’hôtel. Le tendon d’Achille a tenu. Des couleurs sur le visage, une fatigue saine.

Maintenant c’est un beau souvenir. (Beaucoup de sourires, une propreté toujours étonnante!)

Un grand merci à Christine, à ma famille, à Tomoko, au PNRT.

Résultat (marathon):

  • Jean-Yves Leblais, 5h33

Marathon de Chinon 2026

Vincent s’attaquait ce week-end à un monument : son premier marathon, à Chinon, tandis qu’Anne-Marie parcourrait la même distance à 1000 km de là (Milan). Vincent revient sur la course :

Le marathon de Chinon a été le choix idéal pour mon premier marathon : pas trop de monde, peu de dénivelé et relativement proche de Nemours.

Un grand merci à Laurent pour la préparation, vraiment au top. La date coïncidait avec le marathon de Milan, et je remercie également Anne‑Marie pour cette préparation conjointe.

La température était de 7 °C au départ : un peu frais avant l’échauffement, mais vite oublié. La météo a finalement été clémente malgré les prévisions de pluie.

Le parcours se composait de deux boucles, en partie en ville mais surtout en nature.  Le principal dénivelé se situait vers le 4ème kilomètre avec environ cinq minutes de côte, le reste étant assez roulant.

Je me suis placé dans le sas des 4 heures, avec une allure cible de 5’45’’/km. Le départ est donné à 8h45, je trouve rapidement mon rythme et je me sens bien. La côte est en vue, je ralentis et ça passe sans difficulté. Je cours avec un petit groupe qui a la même allure, ça aide énormément. La première boucle est terminée, allure tenue, toujours avec le même groupe

Au second passage de la côte, la relance est un peu plus difficile et le groupe s’échappe progressivement. À partir du 30ème kilomètre, des tensions musculaires apparaissent, puis les jambes deviennent dures vers le 35ème. Mais le mental est là : je sais que je finirai. L’arche est en vue : objectif atteint.

L’ambiance tout au long du parcours était incroyable, avec de nombreux encouragements et des groupes de musique. Une expérience géniale, et déjà l’envie de recommencer.

Toutes nos félicitations et très bonne récup avant la prochaine course !

Résultats (marathon, 1007 inscrits) :

  • Vincent Mignac, 705ème en 4:22:38 (temps réel de 4:21:48), 33ème M5M

Marathon de Milan 2026

Anne-Marie revient sur le marathon de ce week-end. Félicitation à elle qui a parfaitement géré la course !

Cette année mon choix de marathon s’est porté sur Milan. Une préparation toujours très précise concoctée par Laurent et effectuée avec Vincent qui lui préparait son 1er marathon à Chinon ce même jour 😊.

Milan, était une bonne pioche. Pas « trop » de participants (15000), temps idéal (couvert, mais pas trop chaud, avec un peu de vent). Plutôt plat (75 m de D+, mais pas mal de pavés).

Partie pour une allure de 6:30, j’ai plutôt été régulière en 6:15-6:20 au km. La 1ère partie était plutôt agréable, mais moins jolie entre le 17ème et 34ème km. M’étant régulièrement hydratée et alimentée tout au long du parcours, je n’ai pas ressenti de baisse de régime après le 30ème km (le fameux mur…). L’arrivée sur la place du Duomo est finalement vite arrivée, après 4h26 et 57 secondes…

Classée 9514ème/14899 au classement général et 1770e féminine sur 3410. Plutôt satisfaite du résultat, après un début de saison difficile, pour cause de blessure. Je retiendrai une très belle organisation, notamment pour la remise des dossards, au Milano Running Festival, le fléchage pour y accéder et accéder aux SAS de départ et des bénévoles très sympa (avec leur accent si charmant).

L’apérol spritz 🍹du soir a agréablement clôturé cette journée intense. Le marathon de Milan restera un bon souvenir !

Résultats (marathon, 14899 participants)

  • Anne-Marie Chèvre, 9514ème en 4:26:57 (1770ème féminine)